Piégeages non sélectifs : fausse bonne idée.

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L’hiver se termine, le froid se transforme en printemps et si les fleurs bourgeonnent, les insectes reviennent à la charge. Des pièges industriels vendus en grandes surfaces, en passant par vos propres constructions et recettes de grand-mère, la tentation de poser des pièges pour se débarrasser des frelons est grande. Même si l’idée est honorable, l’utilisation de ces pièges à l’effet d’un véritable raz-de-marée pour la biodiversité.

Pour commencer, il est important de rappeler que le piégeage non sélectif fait plus de mal que de bien. Si votre but est d’attraper les reines, sachez que vous risquez de provoquer l’effet inverse. En effet, en les piégeant, vous réduisez la compétition naturelle entre elles, leur facilitant ainsi leur implantation. Les frelons sont des insectes territoriaux et chaque printemps amènent les fondatrices à se confronter. Cette régulation naturelle entraîne une mortalité de près de 9 reines sur 10.

De plus, si vous avez déjà tenté l’expérience, je suis sûr que vous avez remarqué que les deux tiers des insectes piégés ne sont en réalité par des frelons asiatiques. Le piégeage sélectif est essentiellement conseillé aux apiculteurs à proximité de leur ruche et relève de dimensions bien définies.

Quelques conseils :

-évitez à tout prix les pièges de type bouteilles, cloches etc

-privilégiez les pièges à maillages réguliers pour filtrer au maximum les insectes

-vérifiez régulièrement vos pièges afin d’avoir une visibilité sur les insectes piégés et les adapter si besoin

Pour toutes informations complémentaires, vous pouvez vous rapprocher de ce site, dont le piège a été primé au concours lépine.

Je rappelle que l’INRA, le CNRS, le MNHN alertent ensemble contre les piégeages non sélectifs.

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